Un an en prison

Mon année en prison – Une voie vers l’Unité

 

Cher Amis, chères Amies,

Il y a quelques années, j’ai passé un an en prison. Dans le centre pénitentiaire de haute sécurité de Ittre.

Ceux qui me connaissent doivent se dire qu’ils hallucinent. J’étais bien évidemment là en tant que fournisseur et non client…

J’y ai donné des cours de taichi chaque semaine et ai eu la chance extraordinaire de pouvoir converser avec des détenus criminels et des gardiens.

Un de mes élèves préféré avait découpé sa femme et mis les morceaux au surgélateur. Je le respectais, il me respectait.

Ce qui m’a le plus frappé était la dualité. Certains gardiens parlaient des détenus comme des monstres : « Un bon détenu est un détenu mort… » et bien-entendu, les prisonniers n’avaient pas beaucoup plus d’estime pour leurs geôliers.

Il y avait le monde de l’extérieur et celui de l’intérieur de la prison. Les Musulmans et les autres. Les pédophiles, les criminels et les arnaqueurs…

J’ai ressenti une très forte pression entre ces murs, comme s’il fallait absolument être puni. La prison ne sert-elle pas à prémunir la société des récidives ? Cela n’est pas dans mes compétences mais je vois plus d’avenir dans l’éducation et la réinsertion que dans la punition.

En quoi cela nous concerne-t-il ?

Nous avons en nous, un résumé du monde entier. Je suis toi qui me lis, tu es moi et nous sommes Un. Je prends donc la responsabilité de tout ce qui se passe dans le monde. En relativisant car je ne suis pas Jésus et je ne veux porter que ma part…

Il en va de même pour la police et les chasseurs que pour les détenus. Ne jugez pas, ne craignez pas.
Chacun a sa place. Si vous avez peur ou si vous haïssez la police, par exemple, dites-vous chaque fois que vous les croisez, de près ou de loin : « Amour en moi, Amour en vous ». C’est une manière de sortir de la dualité.

La dualité entraîne la peur, la jalousie, la convoitise, le jugement. L’Amour est Unité.

Ce ne sont pas que des mots. C’est très pratique et très agréable de vivre en parfaite harmonie avec les autres. Particulièrement avec ceux qui vous font peur ou vous font jalouser.

Quand je suis arrêté au contrôle d’alcoolémie en période de Noël, je parle avec Amour et je me sens bien. Quand l’urbanisme débarque chez moi pour une soi-disant infraction, je me dis que tout est parfait et je leur envoie plein d’amour car chacun fait son boulot du mieux qu’il peut. La situation devient tout de suite plus agréable…

Et si vous constatez que « l’autre » fait du zèle, vous envie, vous déteste, envoyez-lui encore plus d’amour, car il en a encore plus besoin.

« Ceux qui sont les plus dur à aimer sont

ceux qui en ont le plus besoin », Dan Milman

Si vous n’appréciez pas de savoir que des gens massacrent des animaux, ne les jugez pas, arrêtez simplement de manger de la viande, et supprimez les produits laitiers.

Cherchez ce que cela réveille en vous. Descendez profondément dans cette sensation et vous découvrirez le cadeau : une piste pour vous améliorer.

Chaque fois que vous voulez juger quelqu’un, un voisin, un automobiliste, un policier, un prof, un collègue, un propriétaire, un patron (does it ring a bell?), dites-vous : « Amour en moi, Amour en lui ». Petit à petit, vous entrerez dans l’unité et vous vous sentirez mieux, physiquement et moralement. C’est du concret. Que du bonheur.

Je nous aime,

 

naturopathe bruxelles, naturopathie belgique, lasne, thérapeute de couple

Un an en prison